Les batteries lithium sont aujourd’hui présentes dans la plupart des activités : outils électroportatifs, terminaux mobiles, éclairages, dispositifs de sécurité, véhicules légers… Leur usage est devenu courant. Le risque apparaît surtout lorsqu’une batterie est endommagée, surchauffe ou est chargée dans de mauvaises conditions. Dans ces cas, elle peut entrer en emballement thermique, c’est-à-dire une montée en température qui s’auto-entretient et peut conduire à un incendie.

On entend souvent parler des incendies de voitures électriques, car ils marquent les esprits. En réalité, les situations problématiques concernent plus souvent des équipements beaucoup plus modestes. Une batterie de perceuse qui a chuté peut commencer à chauffer et dégager de la fumée. Un téléphone laissé en charge sous un coussin peut s’enflammer en quelques secondes. Et oui, lorsqu’une grosse batterie s’emballe, l’extinction peut demander plusieurs milliers de litres d’eau, car il faut refroidir longuement, pas simplement éteindre.

Les situations à risque que l’on voit régulièrement

Dans de nombreuses entreprises, ce sont des habitudes du quotidien qui créent les conditions à risque :

Ces situations ne provoquent pas systématiquement un incident, mais elles augmentent nettement la probabilité qu’un défaut évolue.

Reconnaître les signes d’alerte

Quelques signaux doivent être pris au sérieux :

Dans ces cas :

Ce qu’il est utile de mettre en place

La prévention se joue surtout dans l’organisation :

Cadre législatif

Le Code du Travail (Art. L.312-1 et suivants) impose l’évaluation des risques liés aux équipements utilisés. Les batteries lithium doivent donc être prises en compte dans :

En conclusion : Ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais l’usage et les petites habitudes de travail. Une zone de recharge bien organisée et un regard régulier sur l’état des batteries évitent l’essentiel des situations à risque.

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